Marche thérapeutique

« C’est pas contre vous Madame mais j’aime pas les psys ! »

Combien de fois ai-je entendu cette phrase ? Petite cousine de : « les psys c’est pour les fous ».

Alors, très vite, en arrivant en protection de l’enfance, s’est imposée l’idée de montrer que j’étais disponible, présente, au-delà de ma fonction, et de proposer des espaces adaptés et innovants. Et parmi ceux-là : la marche thérapeutique.

La marche quoi ?

J’ai ainsi pris l’habitude de proposer aux adolescent.e.s deux options : se voir dans mon bureau ou aller marcher. J’ai ainsi longuement arpenté Montélimar car un certain nombre d’entre eux ont préféré faire les entretiens en marchant.

Car la marche thérapeutique, c’est bien cela : faire les entretiens en marchant. On utilise aussi les termes de « thérapie par la marche », « Walking Therapy » en anglais.

Clay Cockrell, psychothérapeute états-unien, estime être le fondateur de « Walk and Talk Therapy ». Dans les années 2000, il propose à l’un de ses patients qui a peu de disponibilités d’aller marcher à Central Park. De grands journaux comme Le Journal de Wall Sreet ou Le New York Times s’en emparent.

Aujourd’hui, de nombreux psychologues et thérapeutes proposent des marches thérapeutiques, voire des randonnées thérapeutiques sur la journée ou plusieurs jours.

Pourquoi proposer ça aux ados ?

Parce que parler, c’est compliqué.

Parce que parler, à un.e psy ça fait peur. Et pas seulement aux ados.

Parce que, quand on est ado, affronter le regard de l’autre ça peut être difficile. Et que quand on marche côte à côte, on n’est pas obligé de se regarder.

Parce qu’être en mouvement, pour certains jeunes, c’est une nécessité.

Parce qu’être en mouvement, alors qu’on est beaucoup (trop) assis, ça fait du bien au corps mais aussi à la tête.

Parce qu’être dans la nature, ça fait du bien.

En pratique, au cabinet

Peut-être que votre enfant a déjà vu plusieurs psys et que ça n’a pas marché. Parce que rappelons le fait, un accompagnement thérapeutique c’est aussi une affaire de rencontre.

Peut-être que votre enfant a du mal à rester assis. Peut-être que votre enfant aime marcher.

Peut-être qu’aujourd’hui votre enfant, qui est déjà en thérapie avec moi, a particulièrement besoin de bouger.

Le premier entretien se fait au cabinet, pour se rencontrer, échanger sur votre demande (la vôtre et celle de votre enfant) et définir ensemble le cadre de l’accompagnement.

Les marches se feront sur le temps habituel des consultations (50 minutes).

N’hésitez pas à me contacter pour en savoir plus et savoir si cela peut convenir à votre enfant !

Alisson Larcher

16/06/2026